Lockheed Martin envisage une version du F-16 adaptée à l'Ukraine avec radar AESA
Lockheed Martin étudie la possibilité de doter une variante spéciale du F-16 destinée à l'Ukraine d'un radar à antenne active (AESA) et d'y intégrer des armements européens. Aucune négociation concrète sur le développement de cette version n'est en cours, et toute modification spécifique nécessiterait l'accord des États-Unis.
L'essentiel
- Lockheed Martin envisage d'équiper une version spécifique du F-16 pour l'Ukraine d'un radar AESA
- Le radar AESA permettrait de suivre plus de cibles à plus longue distance et de mieux détecter les petits objets à basse altitude, dont les drones et les missiles de croisière
- Lockheed Martin étudie aussi l'intégration d'armements européens, notamment des bombes guidées et des missiles de croisière
- Aucune négociation concrète sur le développement de cette version n'est en cours
- Le coût, le nombre d'appareils et les délais de développement n'ont pas été divulgués
- Toute modification spécifique du F-16 pour l'Ukraine nécessiterait l'accord des États-Unis
- Volodymyr Zelensky s'est entretenu à Kiev le 19 octobre avec une équipe de Lockheed Martin ; le ministre de la Défense Evguen Khmara et le commandant en chef Mykhaïlo Drapatyï ont rencontré la délégation le 21 octobre
Pourquoi c’est important
Un radar AESA améliorerait la capacité de l'appareil à détecter et suivre un plus grand nombre de cibles, y compris des drones et des missiles de croisière volant à basse altitude. L'intégration d'armements européens élargirait la gamme de munitions disponibles pour les F-16 ukrainiens. La proposition reste cependant au stade exploratoire, sans négociations concrètes sur le développement, et toute modification spécifique exigerait l'aval des États-Unis. Le coût, le nombre d'appareils et les délais n'ont pas été rendus publics.
Ce qui s’est passé
Lockheed Martin étudie la création d'une version spécifique du F-16 adaptée aux besoins de l'Ukraine. Cette variante pourrait être équipée d'un radar à antenne active (AESA), qui offre une capacité accrue de suivi de cibles à plus longue distance et une meilleure détection des objets de petite taille à basse altitude, notamment les drones et les missiles de croisière. Le constructeur envisage également d'y intégrer des armements européens, dont des bombes guidées et des missiles de croisière. Aucune négociation concrète sur le développement de cette version n'est actuellement en cours, et le coût, le nombre d'appareils ainsi que les délais de création n'ont pas été divulgués. Toute modification distincte pour l'Ukraine nécessiterait l'accord des États-Unis. Le 19 octobre, le président Volodymyr Zelensky a reçu à Kiev une équipe de Lockheed Martin ; le 21 octobre, le ministre de la Défense Evguen Khmara et le commandant en chef des forces armées Mykhaïlo Drapatyï ont rencontré la délégation. Les discussions ont porté sur la poursuite du programme F-16, le soutien aux appareils, la formation des pilotes ukrainiens, la stabilité des livraisons d'armement et le renforcement des capacités d'entretien et de réparation en Ukraine.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La couverture ukrainienne met l'accent sur les capacités potentielles offertes par le radar AESA et l'intégration d'armements européens pour les F-16 ukrainiens. Elle souligne aussi les réunions entre responsables ukrainiens et Lockheed Martin, centrées sur la poursuite du soutien, la formation des pilotes, la stabilité des livraisons et l'extension des capacités de maintenance et de réparation.
Contexte
L'Ukraine reçoit de ses partenaires européens des F-16 issus d'appareils plus anciens, modernisés via le programme Mid-Life Update et équipés de radars à balayage mécanique. Les F-16 Block 70, plus récents, disposent d'un radar AESA. L'Ukraine a indiqué attendre la poursuite du programme F-16. Les récents entretiens avec Lockheed Martin ont également porté sur le soutien aux appareils, la formation des pilotes ukrainiens, la stabilité des livraisons d'armement et les capacités de maintenance et de réparation.