La Russie lance une vaste attaque de missiles et de drones contre l’Ukraine
Dans la nuit du 20 au 21 octobre, la Russie a attaqué l’Ukraine avec des missiles de croisière Iskander-K et 186 drones. La défense aérienne a abattu ou neutralisé 150 drones, tandis que des frappes ont touché 27 sites et entraîné des victimes dans plusieurs régions.
L'essentiel
- L’attaque a commencé à 18 heures le 20 octobre et s’est poursuivie dans la nuit.
- La Russie a utilisé des missiles Iskander-K et 186 drones, dont 88 drones à réaction de type Shahed.
- À 8 h 30, 150 drones avaient été abattus ou neutralisés et 10 restaient en vol.
- Des impacts ont été recensés sur 27 sites et des débris de drones ont tombé sur 13 sites.
- Deux personnes sont mortes à Kiev et deux autres dans le village de Korotytch, dans l’oblast de Kharkiv.
- Onze personnes ont été blessées à Korotytch, dont deux enfants.
- Des coupures de courant ont été signalées dans six oblasts.
Pourquoi c’est important
L’attaque a causé des morts et des blessures, y compris chez des enfants, et endommagé des infrastructures civiles, éducatives, ferroviaires, maritimes et énergétiques dans plusieurs régions. Les coupures d’électricité dans six oblasts étendent les conséquences humanitaires et opérationnelles de l’attaque, tandis que la présence de drones encore en vol indique que les combats продолжались au moment du point matinal.
Ce qui s’est passé
La Russie a lancé une attaque nocturne à grande échelle contre l’Ukraine, en utilisant des missiles de croisière Iskander-K et 186 drones de différents types, notamment des Shahed, des S8000 « Banderole/Dan-T », des « Herbera » et des drones leurres « Parodia ». Les missiles Iskander-K ont été lancés depuis l’espace aérien de l’oblast de Rostov, en Russie. Les drones ont été lancés depuis les directions d’Orel, de Koursk et de Primorsko-Akhtarsk, ainsi que depuis le Donetzk temporairement occupé et les localités de Hvardiiske et Chauda en Crimée occupée.
À 8 heures 30, la défense aérienne ukrainienne avait abattu ou neutralisé 150 drones, dont 63 drones à réaction, tandis que 10 drones d’attaque restaient dans les airs. Les frappes ont touché 27 sites et des débris sont tombés sur 13 sites. L’attaque a aussi touché des infrastructures énergétiques, des entreprises civiles, des chemins de fer, des centres commerciaux, des bâtiments résidentiels, des établissements scolaires et un navire marchand dans la mer Noire. Deux personnes sont mortes à Kiev, dans un immeuble de 24 étages, et deux autres à Korotytch, dans l’oblast de Kharkiv.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les médias ukrainiens ont mettre l’accent sur les lieux et les types d’infrastructures touchés, ainsi que sur les bilans locaux de victimes et de dégâts. Les responsables ukrainiens ont notamment signalé des attaques contre des installations énergétiques à Kiev, Volhynie, Odessa et Mykolaïv, ainsi que des coupures d’électricité dans six oblasts. Les chiffres opérationnels des Forces aériennes, dont le nombre de drones lancés, neutralisés et encore en vol, occupent une place importante dans le récit de l’attaque.
Là où les récits divergent
Les sources divergent sur le nombre de personnes blessées dans l’attaque contre l’université de Kremenchouk : certaines rapportent deux personnes blessées, d’autres trois. Elles divergent également sur la description de l’emplacement d’Ouman, certains la situant dans l’oblast de Tchernihiv et d’autres dans l’oblast de Tcherkassy. Les synthèses des morts de la nuit diffèrent aussi : certaines indiquent deux morts au total, tandis que d’autres mentionnent deux morts à Kiev et deux autres à Korotytch.
Contexte
L’attaque a commencé à 18 heures le 20 octobre et s’est poursuivie dans la nuit du 21 octobre. Les directions de lancement des drones comprenaient des zones en Russie ainsi que des territoires temporairement occupés dans le Donetzk et en Crimée. Les autorités ukrainiennes ont indiqué que les frappes avaient touché des infrastructures énergétiques, des entreprises civiles, des infrastructures ferroviaires, des centres commerciaux, des bâtiments résidentiels et des établissements éducatifs.