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Une frappe russe détruit un centre de données de Datagroup à Kiev, jugé irréparable

Une attaque nocturne à missiles balistiques russes a entièrement détruit un centre de données de l'opérateur Datagroup à Kiev le 19 octobre 2026. Selon l'entreprise, la restauration et la reprise d'exploitation de l'installation sont impossibles. Aucun employé de Datagroup n'a été blessé et les clients continuent d'être desservis depuis des sites de secours.

L'essentiel

  • Une attaque nocturne russe à missiles balistiques a complètement détruit un centre de données de Datagroup à Kiev le 19 octobre 2026.
  • Datagroup indique que l'installation ne peut pas être restaurée ni remise en service.
  • Datagroup continue de servir ses clients depuis des sites de réserve.
  • Datagroup avait déjà été touché le 25 septembre par une attaque ayant endommagé un autre centre de données, sans blessé parmi le personnel.
  • Du 23 septembre au 6 octobre, au moins six centres de données ukrainiens — dont MiroHost, Parkovy, UTELS et Pavutyna — ont été endommagés, privant environ 100 000 foyers d'internet à Kiev et dans la région.
  • Le ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha a déclaré que la Russie frappait les centres de données afin de perturber les systèmes d'alerte aérienne.

Pourquoi c’est important

La frappe détruit de manière permanente une infrastructure numérique majeure qui ne pourra pas être rétablie même après réparation, ce qui représente une perte irréversible pour le secteur des télécommunications ukrainien. Elle s'inscrit dans une campagne russe ciblant les centres de données civils, qui a déjà touché plusieurs fournisseurs et privé environ 100 000 foyers d'accès à internet. Le ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha a publiquement relié ces frappes à une volonté de perturber les systèmes d'alerte aérienne, soulevant des inquiétudes quant à la protection de la population civile.

Ce qui s’est passé

Dans la nuit du 19 octobre 2026, une attaque à missiles balistiques russes a frappé Kiev et entièrement détruit un centre de données de l'opérateur de télécommunications Datagroup. Selon l'entreprise, l'équipement et l'infrastructure du site sont complètement hors d'usage, et toute restauration ou reprise d'exploitation est impossible. Aucun employé de Datagroup n'a été blessé, et la société a déclaré continuer à servir ses clients depuis des sites de réserve. La frappe s'ajoute à une série d'attaques contre les infrastructures numériques ukrainiennes entamée fin septembre : entre le 23 et le 28 septembre, au moins six centres de données, dont MiroHost, Parkovy, UTELS et Pavutyna, ont été endommagés, laissant environ 100 000 ménages sans internet à Kiev et dans la région. Les centres de données Parkovy et Omega Telecom ont cessé toute activité respectivement les 1er et 6 octobre. Datagroup lui-même avait déjà été touché le 25 septembre par une attaque ayant endommagé un centre de données, sans faire de blessé parmi le personnel.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les trois sources fournies sont des médias ukrainiens qui convergent vers la même lecture des événements, utilisant des formulations telles que « ne peut pas être restauré » et mettant l'accent sur la responsabilité russe dans la destruction d'infrastructures civiles. La couverture met en avant la déclaration officielle de Datagroup et présente la frappe comme un élément d'une campagne russe délibérée contre les infrastructures numériques ukrainiennes, reprenant notamment la caractérisation du ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha selon laquelle l'objectif est de perturber les systèmes d'alerte aérienne.

Contexte

À partir du 23 septembre 2026, les frappes russes ont touché plusieurs centres de données ukrainiens, privant environ 100 000 foyers d'internet à Kiev et dans la région. Entre le 23 et le 28 septembre, au moins six centres de données — dont MiroHost, Parkovy, UTELS et Pavutyna — ont été endommagés. Le centre de données Parkovy a cessé son activité le 1er octobre et Omega Telecom le 6 octobre, alors que la vague d'attaques se poursuivait. Datagroup avait déjà été touché le 25 septembre, déclarant alors un centre de données endommagé, sans blessé parmi le personnel et avec une continuité de service depuis des sites de réserve. D'autres fournisseurs affectés lors de cette vague incluaient Crazy Network (avec des coupures dans les oblasts de Vinnytsia, Kiev et Khmelnytskyi), CityHost.ua, MiroHost, Etherlink, KIEVNET, Domonet et FAUST.