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Frappe massive russe sur Kiev : deux morts et au moins huit blessés dans une attaque combinée de missiles balistiques et de drones

Dans la nuit du 23 au 24 septembre, la Russie a lancé une vaste attaque combinée de missiles balistiques et de drones sur Kiev. Selon les chiffres définitifs du Service d'État des situations d'urgence (DSNS), deux personnes ont été tuées et au moins huit blessées. Le président Zelensky a déclaré que la frappe a touché des infrastructures civiles pendant qu'il s'entretenait avec des membres du Congrès américain à New York au sujet du projet de sanctions Lindsey Graham.

L'essentiel

  • La Russie a frappé Kiev avec des missiles balistiques anti-navires Tsirkon, des Iskander-M/S-400/KN-23 et 282 drones de divers types, dont des Shahed et Gerbera.
  • L'attaque est arrivée en trois vagues de frappes balistiques, peu après que l'Ukraine eut accepté un cessez-le-feu complet et immédiat et que 51 États membres de l'ONU eurent exhorté la Russie à faire de même.
  • Deux personnes sont mortes — une femme de 57 ans dans le district de Podilsky et un homme de 65 ans dans celui de Solomiansky — et au moins huit blessés, âgés de 25 à 77 ans, dont un policier.
  • Une maternité du district de Podilsky a subi des dégâts de façade ; un garçon y est né à 02h05 dans l'abri, patients et personnel indemnes.
  • L'armée de l'air ukrainienne a annoncé avoir intercepté ou supprimé 227 cibles aériennes au total, dont 4 missiles Tsirkon, 3 missiles balistiques et 219 drones.
  • Zelensky a déclaré que 60 % des missiles balistiques visant Kiev avaient été abattus et a appelé les États-Unis à fournir des intercepteurs supplémentaires et à appliquer des sanctions contre la Russie.
  • Le président s'entretenait à New York avec six membres de la Chambre des représentants américaine — Brian Fitzpatrick, Michael Quigley, Marcy Kaptur, Jared Golden, Joe Wilson et Gregory Meeks — au sujet du « Lindsey Graham Act » et du renforcement des sanctions.

Pourquoi c’est important

Cette attaque combinée est l'une des plus importantes frappes de missiles et de drones sur Kiev ces dernières semaines. En frappant une maternité, des immeubles résidentiels, un centre de tri de Nova Poshta et un temple, elle met en lumière la vulnérabilité des infrastructures civiles ukrainiennes. Survenant quelques heures après l'accord ukrainien en faveur d'un cessez-le-feu et l'appel conjoint de 51 États membres de l'ONU, elle est largement interprétée comme une réponse russe à l'initiative diplomatique. Zelensky a utilisé la frappe pour réclamer davantage d'intercepteurs balistiques et un durcissement des sanctions.

Ce qui s’est passé

Dans la nuit du 23 au 24 septembre, la Russie a lancé une vaste attaque combinée contre Kiev, utilisant des missiles balistiques anti-navires Tsirkon, des missiles balistiques Iskander-M/S-400/KN-23 et 282 drones Shahed, Gerbera et d'autres types. L'attaque est survenue en trois vagues de frappes balistiques. La capitale ainsi que la plupart des oblasts ukrainiens ont été placés en alerte aérienne de niveau rouge peu après 01h00, les habitants étant invités à rejoindre les abris. À 08h00, l'armée de l'air ukrainienne avait intercepté ou supprimé 227 cibles aériennes. Zelensky a indiqué qu'environ 60 % des missiles balistiques visant Kiev avaient été abattus. Le bilan humain définitif, communiqué par le Service d'État des situations d'urgence (DSNS), s'établit à deux morts — une femme de 57 ans dans le district de Podilsky et un homme de 65 ans dans celui de Solomiansky — et au moins huit blessés, âgés de 25 à 77 ans, dont un policier. À noter : un garçon est né à 02h05 dans l'abri de la maternité du district de Podilsky, patients et personnel étant indemnes. Zelensky a précisé qu'il s'entretenait à ce moment-là à New York avec six membres de la Chambre des représentants américaine — Brian Fitzpatrick, Michael Quigley, Marcy Kaptur, Jared Golden, Joe Wilson et Gregory Meeks — au sujet du projet de sanctions Lindsey Graham et du renforcement des sanctions contre la Russie.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les sources ukrainiennes décrivent unanimement la frappe comme une attaque russe contre Kiev, mettant l'accent sur les dégâts causés à des infrastructures civiles : une maternité du district de Podilsky (façade, fenêtres et portes endommagées), des immeubles résidentiels, un centre de tri et une succursale de Nova Poshta, le temple Pokrovsky et plusieurs entrepôts. Elles relaient largement le récit du président Zelensky, qui situe la frappe pendant sa rencontre à New York avec des membres du Congrès américain autour du « Lindsey Graham Act » et présente l'attaque comme une réponse russe au geste diplomatique ukrainien et à l'appel conjoint de 51 États membres de l'ONU en faveur d'un cessez-le-feu. Plusieurs articles soulignent l'anecdote du petit garçon né à 02h05 dans l'abri de la maternité, patients et personnel étant indemnes. Le ministre des Affaires étrangères Andrii Sybiha affirme qu'une diplomatie active doit s'accompagner d'une pression écrasante sur la Russie.

Ce qu’en disent les sources internationales

Les médias internationaux reprennent les faits de base — frappe balistique russe sur Kiev, deux morts et six ou huit blessés — et signalent les dégâts sur la façade d'une maternité ainsi que la découverte d'un corps sur son parking. Les dépêches en anglais et en allemand ont d'abord rapporté le bilan de Klitschko (2 morts/6 blessés), avant que les sources ukrainiennes et le DSNS ne stabilisent le chiffre à 2 morts/au moins 8 blessés. La couverture internationale inclut la revendication du ministère russe de la Défense, qui affirme avoir visé des installations du complexe militaro-industriel ukrainien et des centres de communication et de logistique à Kiev et dans l'oblast d'Odessa — un élément de justification officielle russe absent des sources ukrainiennes. Les observations de correspondants de l'AFP évoquant une dizaine de fortes explosions et les estimations des chaînes de监视 — 14 à 20 missiles en trois vagues — apparaissent plus souvent dans les fils internationaux. En arrière-plan, la semaine de l'AGNU est également marquée par la déclaration du président slovaque Peter Pellegrini au Conseil de sécurité accusant la Russie de cibler délibérément des civils — critique inhabituelle contrastant avec la position du Premier ministre Robert Fico — et par l'affirmation du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov selon laquelle la Russie ne suspendra pas la guerre.

Là où les récits divergent

Les bilans humains ont évolué au cours de la nuit : Klitschko a d'abord annoncé 1 mort et 2 blessés, puis 2 morts et 6 blessés, puis 2 morts et 8 blessés, le chiffre définitif du DSNS s'établissant à 2 morts et au moins 8 blessés ; certains titres ont utilisé 2 morts/6 blessés tandis que d'autres retenaient 2 morts/8 blessés. Les estimations du nombre de missiles tirés sur Kiev varient également : les chaînes de监视 ont rapporté environ 20 missiles au total, tandis que des chaînes Telegram militaires ont recensé au moins 14 missiles sur les trois premières vagues. Enfin, le ministère russe de la Défense affirme que les frappes visaient des installations du complexe militaro-industriel ukrainien et des centres de communication/logistique à Kiev et dans l'oblast d'Odessa, là où les autorités ukrainiennes décrivent les cibles principales comme des immeubles résidentiels, une maternité et des installations énergétiques et logistiques civiles.

Contexte

Cette frappe survient dans un contexte d'intensify des frappes russes à longue portée sur les villes ukrainiennes, dont une attaque de drones durant toute la journée du 23 septembre à Kiev qui avait fait 45 blessés et deux morts. Le 18 septembre, le président américain Donald Trump a signé un projet de loi de sanctions co-écrit par le sénateur Lindsey Graham, prévoyant des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les pays qui achètent des ressources énergétiques russes. Le 22 septembre, Trump s'est dit prêt à accorder à l'Ukraine une licence de production de missiles Patriot ; Zelensky a souligné que l'Ukraine ne reçoit actuellement des missiles de défense aérienne qu'un ou deux à la fois en raison d'une pénurie mondiale. Le soir du 23 septembre, 51 États membres de l'ONU ont lancé un appel conjoint à la Russie pour qu'elle accepte un cessez-le-feu complet, immédiat et inconditionnel après l'accord ukrainien.