Kramatorsk touchée deux fois le matin du 20 septembre : un mort et plusieurs blessés
Le 20 septembre au matin, les forces russes ont frappé Kramatorsk, dans l'oblast de Donetsk, à deux reprises : d'abord vers 10h10 avec trois obus d'artillerie sur le microdistrict de Lazurnyi, puis vers 11h19–11h20 avec deux bombes aériennes guidées, dont l'une a touché directement un point d'évacuation où se trouvaient des évacués et des secouristes. Une femme a été tuée dans le premier bombardement, un homme blessé, et au moins deux personnes blessées dans le second.
L'essentiel
- Le 20 septembre vers 10h10, trois obus d'artillerie russes ont frappé le microdistrict Lazurnyi de Kramatorsk.
- Une femme a été tuée et un homme blessé dans ce bombardement ; une école et plusieurs immeubles résidentiels ont été endommagés.
- Vers 11h19–11h20, deux bombes aériennes guidées (KAB) ont été larguées sur la ville, l'une frappant directement un point d'évacuation.
- Des évacués et des travailleurs humanitaires étaient présents sur le point d'évacuation au moment de l'impact.
- Au moins deux personnes ont été blessées dans le second bombardement.
- Le bombardement aérien a endommagé un jardin d'enfants, un établissement scolaire et quatre immeubles résidentiels ; un incendie de 4 800 m² s'est déclaré dans un bâtiment éducatif.
- Le chef de l'administration militaire de Kramatorsk, Oleksandr Honcharenko, et le chef de la mission humanitaire Proliska, Yevhen Kaplin, ont signalé les frappes.
Pourquoi c’est important
Le bombardement du point d'évacuation, où des civils évacués et des travailleurs humanitaires étaient rassemblés, constitue une frappe contre une infrastructure humanitaire et soulève des questions quant au ciblage délibéré de civils. En l'espace de quelques heures, deux attaques distinctes ont touché des zones résidentielles, éducatives et humanitaires, faisant au moins un mort et plusieurs blessés, et endommageant un jardin d'enfants, une école et quatre immeubles résidentiels.
Ce qui s’est passé
Le 20 septembre au matin, Kramatorsk a subi deux frappes russes successives. Vers 10h10, trois obus d'artillerie ont touché le microdistrict Lazurnyi, tuant une femme et blessant un homme, et endommageant une école ainsi que plusieurs immeubles résidentiels. Environ une heure plus tard, vers 11h19–11h20, deux bombes aériennes guidées (KAB) ont été larguées sur la ville. L'une d'elles a frappé directement un point d'évacuation où se trouvaient des évacués et des membres de la mission humanitaire Proliska. Au moins deux personnes ont été blessées dans cette deuxième attaque. Le bombardement a endommagé un jardin d'enfants, un établissement scolaire, quatre immeubles résidentiels, cinq voitures et d'autres infrastructures civiles. Un incendie de 4 800 m² s'est déclaré dans un bâtiment éducatif de deux étages et a été éteint par les secours, qui ont également débloqué l'entrée d'un appartement pour libérer des occupants. Les informations sur les frappes ont été communiquées par Oleksandr Honcharenko, chef de l'administration militaire de Kramatorsk, à Suspilne Donbas, et par Yevhen Kaplin, chef de la mission humanitaire Proliska, sur Facebook.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
L'ensemble des sources ukrainiennes présentent les frappes comme des attaques russes contre des infrastructures civiles et humanitaires à Kramatorsk. La couverture met en avant les voix officielles ukrainiennes — Oleksandr Honcharenko, chef de l'administration militaire de la ville, et Yevhen Kaplin, chef de la mission humanitaire Proliska — ainsi que le témoignage d'une secouriste nommée Iryna. Le récit souligne la présence d'évacués et d'aide humanitaire au point d'évacuation touché, les pertes civiles, les dommages aux écoles, au jardin d'enfants et aux immeubles résidentiels, ainsi que l'ampleur de l'incendie (4 800 m²). Ces attaques sont replacées dans le cadre plus large des frappes russes récurrentes contre les infrastructures civiles, qualifiées de crimes de guerre par les autorités ukrainiennes et les organisations internationales.
Là où les récits divergent
Les sources ne s'accordent pas sur l'âge exact ni l'année de naissance de la femme tuée dans le bombardement d'artillerie de 10h10 : un rapport la décrit comme ayant 69 ans, tandis que d'autres citent soit l'année de naissance 1956 (selon le conseil municipal de Kramatorsk), soit 1965. Des divergences existent également sur le bilan du bombardement aérien : les rapports officiels préliminaires (à 13h00) font état de deux blessés, alors qu'une secouriste nommée Iryna, citée par Suspilne, rapporte deux hommes grièvement blessés. Enfin, les sources divergent sur la localisation exacte du point d'évacuation : les rapports officiels le décrivent simplement comme un point d'évacuation à Kramatorsk, tandis que des chaînes Telegram locales indiquent qu'il se trouvait dans un jardin d'enfants.
Contexte
Kramatorsk, dans l'oblast de Donetsk, est une cible régulière des frappes russes depuis le début de l'invasion à grande échelle ; le 18 septembre, les forces russes y avaient déjà tué une personne. Les frappes russes contre les infrastructures civiles sont qualifiées de crimes de guerre par les autorités ukrainiennes et les organisations internationales, tandis que la direction russe nie tout ciblage délibéré de civils. Les forces russes utilisent régulièrement des drones de frappe, des missiles, des bombes aériennes guidées (KAB) et des lance-roquettes multiples contre les villes ukrainiennes et les infrastructures civiles.