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L'Ukraine montre des composants de missile nord-coréen à une délégation japonaise en visite à Kyiv

Le renseignement militaire ukrainien (HUR) a présenté à une délégation parlementaire japonaise dirigée par le président de la Chambre des représentants Eisuke Mori des composants d'un missile balistique nord-coréen, présentant cette démonstration comme une preuve de la coopération militaro-technique entre Moscou et Pyongyang.

L'essentiel

  • Le HUR a présenté des composants d'un missile balistique nord-coréen à une délégation japonaise à Kyiv.
  • La délégation était conduite par le président de la Chambre des représentants Eisuke Mori.
  • L'expertise des composants doit permettre d'évaluer les caractéristiques techniques et les capacités de l'industrie militaire nord-coréenne.
  • Le HUR affirme que les armements nord-coréens menacent l'Ukraine, le Japon et d'autres États de la région Asie-Pacifique.
  • Le HUR appelle à une action internationale coordonnée et à un partage du renseignement contre la coopération Moscou-Pyongyang.
  • En juillet, la Corée du Nord avait transféré à la Russie environ 50 missiles balistiques KN-23, KN-24 et KN-30, selon le HUR.

Pourquoi c’est important

Cette démonstration offre à des parlementaires japonais un accès direct à des preuves matérielles des transferts d'armements nord-coréens vers la Russie. Elle sert à convaincre un partenaire indo-pacifique que la coopération militaro-technique entre Moscou et Pyongyang dépasse le théâtre ukrainien et concerne directement la sécurité de l'Asie-Pacifique, en plaidant pour une réponse internationale commune et un partage du renseignement.

Ce qui s’est passé

Le renseignement militaire ukrainien (HUR) a reçu à Kyiv une délégation parlementaire japonaise conduite par le président de la Chambre des représentants Eisuke Mori et lui a présenté des composants d'un missile balistique nord-coréen. Selon le HUR, l'analyse de ces composants doit permettre d'évaluer les caractéristiques techniques du missile, ses particularités de conception et les capacités du complexe militaro-industriel nord-coréen. Le HUR a profité de cette rencontre pour souligner que les armements nord-coréens représentent une menace non seulement pour l'Ukraine, mais aussi pour le Japon et d'autres États de la région Asie-Pacifique, et a appelé à une action internationale coordonnée et à un partage du renseignement pour contrer la coopération entre Moscou et Pyongyang.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

Les sources ukrainiennes, représentées par l'agence Ukrinform et le média NV, mettent en avant le rôle du HUR et sa communication sur la menace posée par les armements nord-coréens. La couverture se concentre sur l'appel du renseignement militaire à une action internationale coordonnée et à un partage du renseignement contre le partenariat militaro-technique russo-nord-coréen, présenté comme un danger commun pour l'Ukraine et pour ses partenaires en Asie-Pacifique.

Contexte

En juillet, le HUR avait confirmé à Ukrainska Pravda que la Corée du Nord avait transféré à la Russie environ 50 missiles balistiques KN-23, KN-24 et KN-30 (Hwansong-11C). Le KN-30 est décrit comme une version modernisée du KN-23, capable d'emporter une ogive allant jusqu'à 2 500 kilogrammes, bien que des analystes cités aient indiqué ne pas disposer de preuves d'une utilisation du KN-30 par la Russie contre l'Ukraine. Le 30 juillet 2026, le président Volodymyr Zelensky a déclaré que la Russie aurait pu utiliser pour la première fois depuis longtemps des missiles de fabrication nord-coréenne lors d'une frappe sur l'Ukraine, qui aurait touché le village de Radushne près de Kryvyï Rih et tué une famille nombreuse. Andriy Cherniak, représentant du HUR, a déclaré à Reuters que la Corée du Nord déployait en Russie occidentale une unité de missiles potentiellement équipée de 120 missiles balistiques et de six lanceurs visant l'Ukraine. Le ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha a affirmé qu'une telle unité deviendrait une cible légitime pour les forces ukrainiennes. Kim Yo Jong, sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a déclaré que le statut nucléaire de la RPDC était irréversible.