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L'Ukraine accuse la Biélorussie d'avoir réactivé des relais qui prolongent la portée des drones russes

Le porte-parole du Service national des gardes-frontières d'Ukraine, Andriï Demtchenko, affirme que la Biélorussie a remis en service des répéteurs sur son territoire qui amplifient le signal des drones russes Shahed et Gerber, permettant des frappes plus profondes dans l'ouest de l'Ukraine, notamment au point de passage frontalier de Yahodyn, près de la Pologne.

L'essentiel

  • La Biélorussie a réactivé des répéteurs de signal qui amplifient les drones russes Shahed et Gerber
  • Les drones russes restent près de la frontière biélorusse pour capter le signal amplifié et pénétrer plus profondément en Ukraine
  • Les répéteurs permettent des frappes sur les oblasts occidentaux de Rivne, Volhynie et Lviv
  • L'attaque du 13 septembre contre le point de passage de Yahodyn, à environ deux km de la frontière polonaise, a été menée avec le soutien de ces répéteurs
  • Précédemment, après un avertissement du président Zelensky en juin, les répéteurs avaient été éteints; ils ont depuis été remis en marche
  • Aucun regroupement de forces offensives prêtes à envahir l'Ukraine n'est actuellement observé côté biélorusse

Pourquoi c’est important

La réactivation des répéteurs biélorusses rétablit la capacité de la Russie à frapper profondément dans les oblasts occidentaux de l'Ukraine, y compris des cibles situées à proximité immédiate de la frontière polonaise, ce qui élargit la zone de menace aux infrastructures critiques et aux voies de transport vers l'UE.

Ce qui s’est passé

Le porte-parole du Service national des gardes-frontières d'Ukraine, Andriï Demtchenko, a déclaré que la Biélorussie a remis en service des répéteurs sur son territoire qui amplifient le signal des drones russes Shahed et Gerber. Selon lui, les drones russes pénètrent depuis le territoire russe mais restent près de la frontière biélorusse pour capter le signal relayé, ce qui leur permet d'atteindre des oblasts occidentaux comme Rivne, Volhynie et Lviv. Demtchenko a indiqué que l'attaque du 13 septembre contre le point de passage frontalier de Yahodyn, situé dans l'oblast de Volhynie à environ deux kilomètres de la frontière polonaise, a été menée avec le soutien de ces répéteurs biélorusses. Il a rappelé qu'en juin, après un avertissement du président Zelensky donnant une semaine à la Biélorussie pour démonter ces équipements, les répéteurs avaient été éteints, avant d'être remis en marche. Demtchenko a toutefois souligné qu'aucun regroupement de forces offensives prêtes à envahir l'Ukraine n'était actuellement observé côté biélorusse. Le porte-parole de l'Armée volontaire ukrainienne, Serhiï Bratchouk, a ajouté que l'Ukraine disposait de nombreux moyens pour neutraliser ces répéteurs, sans en préciser la nature.

Ce qu’en disent les sources ukrainiennes

La couverture ukrainienne s'appuie principalement sur des déclarations de porte-paroles officiels — Andriï Demtchenko du Service des gardes-frontières, Oleh Ivachenko du renseignement militaire, Serhiï Bratchouk de l'Armée volontaire — et présente la Biélorussie comme un complice actif des frappes russes plutôt que comme un acteur neutre. Elle souligne la chaîne de l'ultimatum présidentiel de juin, l'arrêt temporaire des répéteurs qui s'en est suivi, puis leur réactivation comme un revirement délibéré. Les médias ukrainiens relient directement l'attaque de Yahodyn du 13 septembre et la frappe du 16 septembre à Kovel aux répéteurs biélorusses, et insistent sur la proximité de la frontière polonaise ainsi que sur la présence de responsables européens à bord du train visé.

Contexte

Le 19 juin, le président Zelensky avait donné une semaine à la Biélorussie pour démonter les équipements de relais utilisés pour le guidage des frappes russes; à partir du 22 juin, les répéteurs avaient cessé de fonctionner. Yahodyn est un point de passage frontalier de l'oblast de Volhynie, à la frontière avec la Pologne. Le matin du 13 septembre, un drone russe a frappé la locomotive d'un train de passagers à Yahodyn, à environ deux kilomètres de la frontière polonaise; les passagers avaient été évacués quinze minutes plus tôt grâce à une alerte préalable, et personne n'a été blessé.