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La Pologne renforce la sécurité à ses postes frontaliers avec l'Ukraine après des frappes de drones russes

La Pologne a commencé à renforcer les infrastructures à ses postes frontaliers avec l'Ukraine, en réaction aux récentes frappes de drones russes près de la frontière. Le ministre polonais de la Défense a déclaré que la Russie constitue une menace pour la sécurité de l'ensemble de l'Europe.

L'essentiel

  • Le ministre polonais de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz et le Commandement opérationnel des forces armées polonaises ont annoncé le renforcement des postes frontaliers avec l'Ukraine.
  • Des ingénieurs militaires des 4e et 18e régiments du génie construisent des postes d'observation et de garde près des points de passage de Dorohusk, Medyka et Korczowa.
  • Les fortifications sont assemblées à l'aide de systèmes HESCO Bastion, des structures en grillage métallique et géotextile remplies de terre ou de sable.
  • Dans la nuit du 13 septembre, un drone a frappé un camion près du point de passage Yahodyn-Dorohusk et une locomotive d'Ukrzaliznytsia à environ 2 km de la frontière polonaise.
  • Kosiniak-Kamysz a affirmé que les actions de la Russie menacent la sécurité de toute l'Europe.
  • Le Premier ministre Donald Tusk a annoncé un plan visant à accélérer la circulation à la frontière avec l'Ukraine afin d'éviter les embouteillages, qui pourraient devenir des cibles pour les attaques russes.

Pourquoi c’est important

La Pologne consolide sa sécurité militaire et physique à une frontière clé de l'OTAN avec l'Ukraine, en réponse à des incidents impliquant des drones. Ce déploiement illustre la manière dont la guerre en Ukraine se répercute directement sur les pays voisins de l'Alliance et accélère la militarisation du flanc oriental.

Ce qui s’est passé

La Pologne a engagé des ingénieurs militaires pour renforcer les infrastructures à ses postes frontaliers avec l'Ukraine. Le ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz et le Commandement opérationnel des forces armées polonaises ont annoncé ces mesures, citant la menace posée par la Russie. Des soldats des 4e et 18e régiments du génie des forces armées polonaises construisent des postes d'observation et de garde près des points de passage de Dorohusk, Medyka et Korczowa, à l'aide de systèmes de fortification HESCO Bastion. Le 18e régiment pontonnier est également mobilisé pour renforcer la protection des postes et des infrastructures près de la frontière.

Ces décisions interviennent après plusieurs incidents survenus dans la nuit du 13 septembre : un drone a frappé un camion près du point de passage Yahodyn-Dorohusk, et une locomotive d'Ukrzaliznytsia a été touchée à environ 2 km de la frontière polonaise. Le Premier ministre Donald Tusk a par ailleurs indiqué que son gouvernement travaillait à accélérer la circulation à la frontière pour éviter les concentrations de transport, susceptibles de devenir des cibles.

Ce qu’en disent les sources internationales

La Pologne renforce sa frontière orientale dans le cadre d'une stratégie plus large baptisée « Bouclier de l'Est » (Tarcza Wschód), qui prévoit d'ici 2028 la construction de 700 km de fortifications, de systèmes de détection et d'alerte, de bases avancées, de hubs logistiques et de systèmes anti-drones le long de la frontière avec la Russie et le Bélarus, pour un coût annoncé de 10 milliards de zlotys (plus de 2,5 milliards de dollars).

Contexte

Les frappes de drones russes de la nuit du 13 septembre ont endommagé une station-service près du point de passage de Yahodyn ainsi qu'une locomotive à proximité de la frontière polonaise. Ukrzaliznytsia n'a pas exclu que la cible du drone ait pu être un train transportant des invités étrangers.