Le député européen polonais Grzegorz Braun détruit un monument de l'UPA près de la frontière ukrainienne
Grzegorz Braun, député européen et chef du parti d'extrême droite « Confédération de la Couronne polonaise », a détruit avec un camarade de parti un obélisque en granit honorant des combattants de l'UPA dans le village de Białystok (gmina de Dołhobyczów, voïvodie de Lublin), près de la frontière polono-ukrainienne. Braun a lui-même publié une vidéo de l'acte sur X. La police polonaise a ouvert une enquête le 6 septembre, notamment pour profanation de monument et de sépulture, dégradation et possible hate crime à caractère national.
L'essentiel
- Grzegorz Braun, député européen et chef du parti d'extrême droite « Confédération de la Couronne polonaise », a détruit l'obélisque avec son collègue Marcin Miksza
- L'obélisque se trouve dans le village de Białystok, gmina de Dołhobyczów (voïvodie de Lublin), près de la frontière polono-ukrainienne
- Le monument marque la sépulture de 41 combattants de l'UPA tués en février 1946 lors de combats avec le NKVD soviétique
- Braun a publié lui-même la vidéo de la destruction sur X et a appelé au démontage immédiat de l'obélisque, le qualifiant d'« insulte à la mémoire des victimes du génocide ukrainien contre les Polonais »
- La police polonaise a ouvert une enquête le 6 septembre, incluant des charges de profanation de monument et de sépulture, dégradation et possible hate crime à caractère national
- La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karolina Gałecka, a déclaré que les responsables ne resteraient pas impunis
- Braun est connu pour ses positions anti-ukrainiennes et avait déjà été au centre de plusieurs incidents, dont l'extinction de bougies d'une menorah de Hanouka au Sejm en décembre 2024
Pourquoi c’est important
Un parlementaire européen en exercice a personnellement détruit un monument sur un site funéraire et a diffusé la vidéo de son acte, soulevant la question de la responsabilité des élus. L'incident touche à la mémoire historique polono-ukrainienne — UPA, Volhynie, hommage à des figures contestées de la Seconde Guerre mondiale — à un moment où l'intégration européenne de l'Ukraine est déjà politiquement liée à cette question selon le vice-ministre des Affaires étrangères Marcin Bosacki. Les autorités polonaises traitent l'affaire non seulement comme une dégradation et une profanation, mais aussi comme un possible hate crime à caractère national, ce qui pourrait avoir des conséquences diplomatiques bilatérales, notamment sur les exhumations.
Ce qui s’est passé
Grzegorz Braun, député européen et chef du parti d'extrême droite « Confédération de la Couronne polonaise », s'est rendu avec son collègue de parti Marcin Miksza dans le village de Białystok (gmina de Dołhobyczów, voïvodie de Lublin), près de la frontière polono-ukrainienne, et a détruit un obélisque en granit à l'aide d'outils en frappant les noms gravés sur la pierre. Le monument, érigé sur le site de sépulture de 41 combattants de l'UPA tués en février 1946 lors de combats avec le NKVD soviétique, avait été vandalisé à plusieurs reprises auparavant, notamment durant l'été 2026. Braun a publié lui-même la vidéo de la destruction sur X et a appelé au démontage immédiat de l'obélisque, le qualifiant d'« insulte à la mémoire des victimes du génocide ukrainien contre les Polonais ». La police polonaise a ouvert une enquête le 6 septembre, incluant des charges de profanation de monument et de sépulture, dégradation et possible hate crime à caractère national. La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karolina Gałecka, a déclaré que les responsables ne resteraient pas impunis.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les sources ukrainiennes présentent Braun comme un politicien « scandaleux » et « ukrainophobe », un « ultranationaliste », et mettent l'accent sur l'indignation. Les titres insistent sur son appartenance à l'extrême droite, sur l'imagerie des haches et sur la destruction d'un monument de l'UPA plutôt que sur les aspects procéduraux ou juridiques. La couverture souligne les vandalismes antérieurs de 2026, la condamnation officielle de l'ambassade d'Ukraine, et, via Birchak, la suspension de longue date des autorisations d'exhumation côté polonais, présentant l'acte comme un épisode d'un schéma récurrent. Le militaire-historien ukrainien Volodymyr Birchak est mis en avant comme commentateur principal, donnant une voix ukrainienne au récit plutôt que des voix officielles polonaises ou des médias indépendants polonais.
Là où les récits divergent
Les sources diffèrent sur l'instrument utilisé par Braun : certaines parlent de haches/hachettes (« sokyry-moloty »), d'autres de marteaux/massettes, sans qu'une description cohérente de l'outil ne s'impose. Les niveaux de confiance varient considérablement pour les mêmes faits sous-jacents — par exemple, le chiffre des 41 soldats enterrés et la question de savoir si des suspects avaient été placés en détention vont de 0,65 à 0,98 de confiance selon les répétitions. Plusieurs faits provenant de sources ukrainiennes, notamment les affirmations de Volodymyr Birchak sur les autorisations d'exhumation et l'absence de restauration, portent une confiance plus faible (0,65–0,7) et reflètent une perspective plutôt que des éléments confirmés.
Contexte
L'obélisque détruit marquait le site de sépulture de 41 militaires ukrainiens tués en février 1946 lors de combats avec le NKVD soviétique ; le mémorial existait depuis les années 1990 et l'obélisque en granit avec les noms gravés était en place depuis 2019. Le monument avait déjà été vandalisé au moins deux fois auparavant — durant l'été 2026 (peinture et arche endommagée), ce qui avait provoqué une condamnation officielle de l'ambassade d'Ukraine, puis à nouveau peu avant la vidéo de Braun. Braun dirige le parti d'extrême droite « Confédération de la Couronne polonaise » et a des antécédents documentés d'actions anti-ukrainiennes et d'autres incidents, dont l'extinction de bougies d'une menorah de Hanouka au Sejm en décembre 2024 et le fait d'avoir été le seul député du Sejm à voter contre une résolution de soutien à l'Ukraine à la veille de l'invasion russe. Le média OKO.press a signalé que les sites funéraires en Pologne bénéficient d'une protection juridique indépendamment du fait que les procédures administratives aient été respectées lors de l'installation du monument, contredisant l'affirmation de Braun selon laquelle l'obélisque aurait été installé illégalement.