Un drone russe frappe le siège des chaînes «My — Ukraina» à Kiev pendant un direct du téléthon national
Le 8 septembre, un drone russe de type Shahed a touché en pleine journée le bâtiment abritant les chaînes de télévision ukrainiennes «My — Ukraina» et «My — Ukraina+» à Kiev, au moment où la chaîne diffusait en direct le téléthon national «Yedyni Novyny». Le toit de la rédaction et des bureaux a été partiellement détruit, faisant plusieurs blessés parmi le personnel. Le président Volodymyr Zelensky a qualifié la frappe de «nouvelle page de la dégradation russe».
L'essentiel
- Frappe diurne d'un drone russe sur le bâtiment des chaînes «My — Ukraina» et «My — Ukraina+» à Kiev le 8 septembre, pendant le direct du téléthon national «Yedyni Novyny»
- La rédaction et les bureaux du personnel ont été partiellement détruits
- Au moins cinq blessés initialement selon Zelensky; le producteur général de la chaîne, Iouri Soukhak, a indiqué six employés blessés, cinq hospitalisés
- Rapatriement de l'équipe en télétravail et modifications possibles de la grille de diffusion annoncés par le responsable du groupe média Ihor Petrenko
- Le bâtiment, situé dans le district de Solomiansky à Kiev, avait déjà été endommagé lors d'une attaque russe massive dans la nuit du 20 août
- Le président Zelensky a qualifié la frappe de «nouvelle page de la dégradation russe» et a appelé l'Europe et le monde à réagir
- Le bilan global des frappes russes sur Kiev le 8 septembre varie selon les sources : 16 blessés et 2 morts, 10 blessés, puis 19 blessés et 3 morts (maire Vitali Klitschko, administration militaire de Kiev)
Pourquoi c’est important
La frappe russe sur le siège d'une chaîne de télévision en activité, pendant la diffusion en direct du principal téléthon d'information national, constitue une attaque symbolique contre une infrastructure médiatique ukrainienne. Le président Zelensky l'a publiquement qualifiée de «nouvelle page de la dégradation russe», ce qui en fait un élément d'appel à une réaction internationale. Il s'agissait de la deuxième atteinte au même bâtiment en moins d'un mois, après celle de la nuit du 20 août. Par ailleurs, les divergences entre bilans officiels pour l'ensemble des frappes du 8 septembre sur Kiev (16 blessés et 2 morts, 10 blessés, puis 19 blessés et 3 morts) soulignent la difficulté à mesurer l'ampleur cumulée des frappes nocturnes et diurnes de cette journée.
Ce qui s’est passé
Le 8 septembre, en milieu de journée, un drone russe de type Shahed a frappé le bâtiment abritant les chaînes de télévision ukrainiennes «My — Ukraina» et «My — Ukraina+» à Kiev. Au moment de l'impact, «My — Ukraina» diffusait en direct le téléthon national «Yedyni Novyny», avec des journalistes en antenne. Le souffle a partiellement détruit la rédaction et les bureaux du personnel. Le président Volodymyr Zelensky, qui a annoncé la frappe sur Telegram, a initialement fait état de cinq blessés, un chiffre que le producteur général de la chaîne, Iouri Soukhak, a porté à six employés blessés, cinq d'entre eux étant hospitalisés. Le bâtiment, un centre d'affaires du district de Solomiansky selon le Service d'État des situations d'urgence (DSNS), avait déjà été endommagé lors d'une attaque russe massive sur Kiev dans la nuit du 20 août. Le chef du groupe média «My — Ukraina», Ihor Petrenko, a annoncé le passage de l'équipe en télétravail et de possibles modifications de la grille. Le bilan global des frappes russes sur Kiev ce 8 septembre varie selon les sources : 16 blessés et 2 tués selon un premier décompte, 10 blessés selon un autre, puis 19 blessés et 3 tués selon le maire Vitali Klitschko et l'administration militaire de la ville.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
L'ensemble des sources sont ukrainiennes et rédigées en ukrainien. Elles présentent unanimement la frappe comme une attaque russe délibérée contre une infrastructure médiatique ukrainienne, en soulignant que le bâtiment a été touché pendant la diffusion en direct du téléthon national. Plusieurs médias relaient la qualification donnée par le président Zelensky — «nouvelle page de la dégradation russe» — ainsi que son appel à une réaction européenne et internationale. La couverture rappelle systématiquement qu'il s'agissait de la seconde atteinte aux bureaux de «My — Ukraina», après celle de la nuit du 20 août, construisant ainsi un récit de ciblage répété. Les sources détaillent également la réponse opérationnelle de la chaîne : le bilan du producteur général Iouri Soukhak, la décision de passage en télétravail annoncée par Ihor Petrenko, et le nombre d'hospitalisations, offrant un point de vue interne d'une rédaction ciblée.
Là où les récits divergent
Plusieurs divergences apparaissent entre les sources. Sur le nombre de blessés dans le bâtiment de «My — Ukraina» / «My — Ukraina+» : Zelensky a initialement indiqué cinq blessés, tandis que le producteur général Iouri Soukhak a parlé de six employés blessés. Sur le bilan global des frappes du 8 septembre à Kiev : un premier décompte faisait état de 16 blessés et 2 morts, un autre de 10 blessés, et une mise à jour ultérieure de 19 blessés et 3 morts selon le maire Vitali Klitschko et l'administration militaire de Kiev. Enfin, la liste des districts de Kiev touchés par des retombées ou incendies durant la nuit varie d'un article à l'autre : Solomiansky, Podilsky, Darnytsky, Holosiivsky et Shevchenkivsky selon l'un, Solomiansky, Darnytsky, Holosiivsky, Dniprovs'ky et Podilsky selon l'autre.
Contexte
Le 8 septembre au matin, Kiev avait déjà essuyé une attaque russe massive nocturne utilisant des missiles Oniks, Iskander-M, S-400, KN-23 et Kh-101, ainsi que 166 drones, avec des impacts recensés sur 29 sites et des retombées sur 9 autres emplacements. La défense aérienne ukrainienne a indiqué avoir abattu 33 missiles et 142 drones. Le bâtiment frappé est décrit par le Service d'État des situations d'urgence comme un centre d'affaires du district de Solomiansky, d'où les sauveteurs ont évacué deux personnes des étages supérieurs. Ihor Petrenko, chef du groupe média «My — Ukraina», a annoncé le passage de l'équipe en télétravail et de possibles modifications de la grille de diffusion.