Des policiers israéliens à Ouman pour sécuriser le pèlerinage de Roch Hachana
Des policiers israéliens sont arrivés à Ouman, en Ukraine, pour assurer conjointement avec les forces de l'ordre ukrainiennes l'ordre public et la sécurité durant le pèlerinage de Roch Hachana. Leur présence durera jusqu'à la fin des célébrations. La police du oblast de Tcherkassy a annoncé leur arrivée, précisant que la situation à Ouman restait stable et sous contrôle.
L'essentiel
- Des policiers israéliens sont arrivés à Ouman pour maintenir l'ordre public avec les forces ukrainiennes pendant Roch Hachana.
- Leur présence durera jusqu'à la fin du pèlerinage, selon la police du oblast de Tcherkassy.
- Les forces israéliennes et ukrainiennes patrouillent conjointement avec les secours du SES et la Garde nationale.
- La situation à Ouman est décrite comme stable et contrôlée par la police.
- En juillet, le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait déconseillé aux pèlerins hassidiques israéliens de se rendre à Ouman en raison des risques liés à la guerre et aux frappes russes.
- Le Département d'État américain a également appelé ses ressortissants à ne pas voyager à Ouman, évoquant la menace de frappes russes et le manque d'abris.
- En 2023, une frappe russe sur un immeuble à Ouman avait fait 23 morts, dont six enfants.
Pourquoi c’est important
Des dizaines de milliers de pèlerins hassidiques se réunissent chaque année à Ouman pour Roch Hachana, faisant de la coordination sécuritaire une opération transfrontalière d'envergure. Le pèlerinage se déroule dans le contexte de la guerre russe contre l'Ukraine, ce qui accentue le risque de frappes de missiles sur un rassemblement civil dense. L'opération illustre la coopération bilatérale entre l'Ukraine et Israël, avec des patrouilles conjointes impliquant la police, les secours du SES et la Garde nationale.
Ce qui s’est passé
Des policiers israéliens sont arrivés à Ouman pour assurer, avec leurs homologues ukrainiens, l'ordre public et la sécurité pendant le pèlerinage de Roch Hachana. La police du oblast de Tcherkassy a annoncé leur arrivée le 6 septembre et indiqué qu'ils resteraient à Ouman jusqu'à la fin des célébrations. Lors d'une réunion de coordination, des représentants ukrainiens et israéliens ont harmonisé leurs actions dans la zone du pèlerinage. Les forces israéliennes et ukrainiennes mènent désormais des patrouilles conjointes avec les sauveteurs du SES et la Garde nationale, tout en menant un travail d'information auprès des pèlerins. La police juge la situation à Ouman stable et contrôlée.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les sources ukrainiennes mettent l'accent sur les forces de l'ordre nationales (la police du oblast de Tcherkassy) et soulignent les mesures de sécurité coordonnées entre l'Ukraine et Israël : patrouilles conjointes et situation stable et maîtrisée à Ouman. Elles rappellent également les risques posés par la guerre et les frappes russes, notamment le bombardement d'Ouman en 2023, en présentant l'opération commune comme nécessaire pour protéger les pèlerins. L'avis du ministère des Affaires étrangères de juillet déconseillant le voyage à Ouman est cité comme élément du contexte ayant conduit à ce dispositif de sécurité renforcé.
Ce qu’en disent les sources internationales
La seule voix non ukrainienne représentée dans les faits fournis est celle du Département d'État américain, qui a formulé la situation en termes d'avertissement aux voyageurs pour ses ressortissants, évoquant la menace de frappes russes et l'insuffisance des abris plutôt que la coopération sécuritaire sur le terrain.
Là où les récits divergent
Les faits fournis donnent deux dates différentes pour l'annonce par la police du oblast de Tcherkassy de l'arrivée des policiers israéliens : l'un indique le 5 septembre, l'autre le dimanche 6 septembre.
Contexte
Ouman abrite la tombe du rabbin Nahman, fondateur du hassidisme de Breslov, et attire chaque année des dizaines de milliers de pèlerins pour Roch Hachana : environ 35 000 en 2023, plus de 30 000 en 2024 et plus de 35 000 en 2025. En 2023, une frappe russe sur un immeuble résidentiel à Ouman avait tué 23 personnes, dont six enfants. En juillet, le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait recommandé aux pèlerins hassidiques israéliens de renoncer à se rendre à Ouman en raison de la situation sécuritaire liée à la guerre et aux frappes russes. Le Département d'État américain a également appelé ses ressortissants à ne pas se rendre à Ouman, citant la menace de frappes russes et le manque d'abris.