Un cessez-le-feu local autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia entre en vigueur pour permettre la réparation d'une ligne électrique
Le 5 septembre 2026, un cessez-le-feu local négocié par l'AIEA est entré en vigueur dans la zone de la centrale nucléaire de Zaporijjia (ZNPP) afin de permettre la réparation de la ligne électrique 330 kV Feroplavna-1, endommagée le 20 août, et la restauration de l'alimentation électrique externe du site. Depuis cette date, les six réacteurs et les piscines de combustible usé sont refroidis par des générateurs diesel de secours, dont les réserves s'épuisent. Une équipe de l'AIEA surveillera les travaux. Il s'agit du septième cessez-le-feu local obtenu par l'AIEA dans la zone de la ZNPP depuis le début de la guerre à grande échelle.
L'essentiel
- Cessez-le-feu local entré en vigueur le 5 septembre 2026, négocié entre l'Ukraine et la Russie avec la médiation de l'AIEA.
- Réparation de la ligne 330 kV Feroplavna-1, endommagée le 20 août lors de combats sur la rive nord du Dniepr.
- Depuis le 20 août, les six réacteurs et les piscines de combustible usé sont refroidis par des générateurs diesel d'urgence.
- L'AIEA a averti que les réserves de diesel s'épuisent et qu'une perte totale d'électricité pourrait survenir d'ici quelques jours.
- Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a annoncé le cessez-le-feu et une équipe de l'AIEA surveillera les travaux.
- C'est le septième cessez-le-feu local obtenu par l'AIEA autour de la ZNPP depuis le début de l'invasion russe à grande échelle.
- Energoatom a indiqué que l'événement du 20 août constituait le 27ᵉ blackout de la ZNPP depuis le début de l'invasion.
Pourquoi c’est important
La centrale de Zaporijjia est la plus grande centrale nucléaire d'Europe et se trouve dans une zone de combats actifs ; une perte totale d'alimentation créerait un risque sérieux pour la sûreté nucléaire et radiologique. Fonctionnant depuis le 20 août sur des générateurs diesel dont les réserves s'amenuisent, le site n'était plus qu'à quelques jours d'une coupure totale de courant. Le caractère répétitif de ces cessez-le-feu locaux — le septième depuis le début de la guerre — illustre la fréquence à laquelle les activités militaires ont mis en danger la sûreté nucléaire autour de la ZNPP.
Ce qui s’est passé
Le samedi 5 septembre 2026, un cessez-le-feu local est entré en vigueur dans la zone de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Cet arrêt temporaire des hostilités, convenu entre l'Ukraine et la Russie avec la médiation de l'AIEA, vise à permettre la réparation de la ligne électrique 330 kV Feroplavna-1 et la restauration de l'alimentation externe du site. La ligne avait été endommagée le 20 août lors de combats sur la rive nord du Dniepr. Depuis cette date, les six réacteurs et les piscines de combustible usé sont refroidis à l'aide de générateurs diesel de secours, dont les réserves diminuent ; l'AIEA a averti qu'une perte totale d'électricité pourrait survenir d'ici quelques jours si l'alimentation externe n'était pas rétablie ou si du carburant supplémentaire ne pouvait être livré dans cette zone de combats actifs. Après déminage du secteur, des spécialistes ukrainiens ont commencé les travaux de réparation, surveillés par une équipe de l'AIEA. Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a annoncé le cessez-le-feu. Il s'agit du septième cessez-le-feu local obtenu par l'AIEA dans la zone de la ZNPP depuis le début de l'invasion russe à grande échelle. Energoatom a par ailleurs indiqué que l'événement du 20 août constituait le 27ᵉ blackout subi par la centrale depuis le début de la guerre.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les six sources fournies sont ukrainiennes et présentent l'événement comme une avancée positive, annoncée et médiée par l'AIEA, en soulignant la réparation de la ligne 330 kV endommagée et la reprise de l'alimentation externe. Les titres en langue ukrainienne utilisent systématiquement le terme « локальне перемир'я » (cessez-le-feu local), mettant l'accent sur l'arrêt temporaire des hostilités autour du site. La couverture ukrainienne insiste sur le fait que la centrale refroidit ses réacteurs grâce à des générateurs diesel d'urgence depuis le 20 août et avertit, en citant l'AIEA et Energoatom, que les réserves de diesel s'épuisent et qu'une perte complète d'alimentation est possible d'ici quelques jours.
Là où les récits divergent
Les sources divergent uniquement sur la translittération du nom de la ligne électrique réparée : « Фероплавна-1 » / « Feroplavna-1 » / « Ferosplavna-1 » / « FerospLavna-1 » / « Ferospłavna-1 ». Il s'agit de variantes de rendu en caractères latins du nom ukrainien, et non d'un désaccord substantiel.
Contexte
La ligne électrique 330 kV Feroplavna-1 a été endommagée le 20 août à la suite de combats sur la rive nord du Dniepr. Energoatom a indiqué que cet événement constituait le 27ᵉ blackout de la ZNPP depuis le début de l'invasion russe à grande échelle. Les forces russes ont pris le contrôle de la centrale dans les premières semaines de l'invasion de 2022 ; le site ne produit actuellement pas d'électricité mais doit toujours être alimenté pour refroidir ses six réacteurs et ses piscines de combustible usé. Energoatom a déclaré que les coupures récurrentes dégradent l'état des équipements et augmentent les risques pour la sûreté nucléaire et radiologique.