Frappe russe contre le siège de la SBU à Kiev : un sondage Radio NV interroge les Ukrainiens
Après la frappe russe contre le siège des Services de sécurité ukrainiens (SBU) dans le centre de Kiev le 4 septembre, un sondage Radio NV mené auprès de 918 personnes montre qu'une pluralité d'Ukrainiens interrogés attendent une frappe de représailles contre le bâtiment du FSB à Moscou.
L'essentiel
- Le 4 septembre, les forces russes ont frappé le bâtiment de la SBU dans le centre de Kiev.
- Le président Volodymyr Zelensky a déclaré qu'un drone visait directement le bureau du chef de la SBU, Oleksandr Poklad.
- La diplomatie ukrainienne a qualifié la frappe d'escalade grave et de preuve du refus de Moscou d'avancer sur la voie diplomatique.
- La SBU a affirmé que la réponse à la frappe russe serait douloureuse pour l'ennemi.
- Radio NV a interrogé 918 personnes sur leur attente d'une frappe contre le bâtiment du FSB à Moscou : 47,9 % la souhaitent vivement, 29,6 % la jugent inutile, 22,5 % la voient comme symbolique.
- Les résultats du sondage ne sont pas représentatifs de l'ensemble de la population ukrainienne.
Pourquoi c’est important
La frappe a visé le siège d'une institution de sécurité ukrainienne dans le centre de Kiev, ce qui est inhabituel et hautement symbolique. Le sondage Radio NV donne un aperçu de l'état d'esprit d'une partie du public ukrainien face à l'idée de frappes de représailles contre une cible équivalente en Russie, à un moment où Kiev cherche aussi à maintenir une voie diplomatique.
Ce qui s’est passé
Le 4 septembre, les forces russes ont frappé le bâtiment des Services de sécurité ukrainiens (SBU) dans le centre de Kiev. Selon le président Volodymyr Zelensky, un drone a été dirigé contre le bureau du chef de la SBU, Oleksandr Poklad. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a décrit cette attaque comme une escalade grave et un signe du refus de Moscou de progresser diplomatiquement. De son côté, la SBU a promis que la réponse serait douloureuse pour l'ennemi.
Dans ce contexte, Radio NV a réalisé un sondage auprès de 918 personnes, en leur demandant s'ils attendaient une frappe sur le bâtiment du FSB à Moscou en représailles. 47,9 % des répondants ont déclaré l'attendre vivement, estimant qu'il est temps de commencer à frapper Moscou ; 29,6 % ont jugé qu'il s'agirait d'un gaspillage inutile de drones, le sommet de la direction russe se cachant dans des bunkers ; 22,5 % y ont vu une bonne occasion, mais au seul effet symbolique. Les résultats du sondage ne sont pas représentatifs de l'ensemble de la population ukrainienne.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
La couverture en langue ukrainienne présente la frappe du 4 septembre comme une escalade russe sérieuse et met en avant la promesse de la SBU d'une réponse douloureuse. Le récit du sondage Radio NV met en lumière l'appétit d'une partie du public ukrainien pour des frappes de représailles à l'intérieur de la Russie, en exposant trois positions distinctes parmi les répondants.
Contexte
La frappe du 4 septembre contre le bâtiment de la SBU dans le centre de Kiev a été menée avec ce qu'un expert a décrit comme l'un des deux drones de type Shahed à propulsion par jet lancés depuis la direction de Donetsk. Le président Zelensky a indiqué que le drone visait le bureau du chef de la SBU, Oleksandr Poklad.