L'Ukraine veut relancer l'idée d'utiliser les avoirs russes gelés pour combler son déficit de financement
Le vice-Premier ministre Vsevolod Tchentsov a appelé à réexaminer l'utilisation des avoirs russes gelés pour couvrir le déficit de financement de l'Ukraine, avant une réunion informelle des ministres européens des Affaires européennes. Il a indiqué que Kiev négociait avec l'UE et d'autres partenaires pour couvrir les besoins de cette année, y compris les dépenses de défense, et préparait une stratégie financière pour 2027.
L'essentiel
- Vsevolod Tchentsov appelle à réexaminer l'idée d'utiliser les avoirs russes gelés pour financer l'Ukraine.
- L'Ukraine négocie avec l'UE et d'autres partenaires pour couvrir son déficit de cette année, y compris les dépenses de défense, et prépare une stratégie pour 2027.
- Tchentsov n'a pas communiqué de chiffres précis sur le déficit de financement.
- La proposition de l'an dernier portait sur plus de 200 milliards d'euros d'avoirs russes gelés ; Tchentsov l'a qualifiée d'ambitieuse.
- Quatre États membres de l'UE ont lancé une initiative pour relancer le débat sur l'utilisation de ces avoirs.
- La Belgique s'oppose au mécanisme sans garanties de tous les États membres sur la répartition des risques juridiques liés à d'éventuels recours russes.
- Le Premier ministre Serhiy Koretsky a précédemment chiffré le déficit du budget de la défense ukrainien à 27 milliards de dollars.
Pourquoi c’est important
L'Ukraine fait face à un déficit de financement important, notamment pour la défense, et cherche à mobiliser plusieurs sources, dont les avoirs russes gelés. Le blocage belge a jusqu'ici freiné ce mécanisme, mais quatre États membres de l'UE cherchent à relancer le débat. Les discussions lient les besoins urgents de l'année en cours à la stratégie financière jusqu'en 2027.
Ce qui s’est passé
Le vice-Premier ministre Vsevolod Tchentsov a appelé, avant une réunion informelle des ministres européens des Affaires européennes, à réexaminer l'idée d'utiliser les avoirs russes gelés pour couvrir le déficit de financement de l'Ukraine. Il a indiqué que Kiev négociait avec l'UE et d'autres partenaires pour couvrir les besoins de cette année, y compris les dépenses de défense, ainsi qu'une stratégie financière pour 2027, sans avancer de chiffres précis. Il a jugé ambitieuse la proposition de l'an dernier portant sur plus de 200 milliards d'euros d'avoirs russes gelés, et a suggéré qu'une révision des chiffres serait un premier pas pour relancer le concept et ramener la Belgique dans le dialogue. Il a évoqué la possibilité d'un financement anticipé dans le cadre du prêt de l'UE et souligné l'importance des fonds attendus d'autres partenaires, censés couvrir un tiers des besoins financiers ukrainiens pour 2026 et 2027. Quatre États membres de l'UE ont lancé une initiative pour relancer la discussion. La Belgique maintient son opposition en l'absence de garanties de tous les États membres sur la répartition des risques liés à d'éventuels recours russes.
Ce qu’en disent les sources ukrainiennes
Les deux sources ukrainiennes présentent les déclarations de Tchentsov comme l'événement central, mettant l'accent sur les efforts de négociation de Kiev et l'ampleur du déficit de financement. Le récit est construit autour de la voix officielle ukrainienne et de la nécessité de mobiliser des ressources extérieures pour couvrir les dépenses de défense et les besoins à moyen terme.
Contexte
La proposition de l'an dernier portait sur l'utilisation de plus de 200 milliards d'euros d'avoirs russes gelés. D'autres partenaires étaient censés couvrir environ un tiers des besoins financiers de l'Ukraine pour 2026 et 2027. La préoccupation belge porte sur la répartition équitable des risques juridiques liés à d'éventuelles poursuites russes.